Pape François à New York – Rencontre avec des enfants d’immigrés

Cité du Vatican, 256 septembre 2015 (VIS). Après le déjeuner à la résidence de l’Observateur permanent à l’ONU, s’est rendu vers 16 h (22 h heure de Rome) à l’école Notre Dame des Anges de Harlem, dont près de 70 % des élèves bénéficie d’une bourse, le plus souvent enfants d’immigrés sud-américains et afro-américains. Le diocèse de New York gère un réseau d’école de banlieue avec l’aide d’une fondation. Là il a rencontré des enfants d’immigrés: « On m’a dit que l’une des belles caractéristiques de cette école est que certains de ses élèves viennent d’autres endroits, voire d’autres pays. Je sais qu’il n’est pas toujours facile de devoir déménager et de trouver une nouvelle maison, de nouveaux voisins, des amis. Au début, cela peut être difficile d’apprendre une nouvelle langue, de s’adapter à une nouvelle culture, à un nouveau climat. Que de choses il faut alors apprendre, en plus des leçons de l’école. Ce qui est bon, c’est que nous rencontrons de nouveaux amis, des personnes qui nous ouvrent les portes et nous manifestent leur tendresse, leur amitié, leur compréhension, des personnes qui cherchent à nous aider pour que nous ne soyons pas dépaysés, pour que nous nous sentions chez nous. Qu’il est beau de pouvoir sentir l’école comme une seconde maison. Non seulement c’est important pour vous, mais aussi pour vos familles. De cette manière, l’école devient une grande famille pour tous, où avec nos mères, nos pères, nos grands-parents, nos éducateurs, nos enseignants et nos copains, nous apprenons à nous entraider, à partager ce qui est bon en chacun, à donner le meilleur de nous-mêmes, à travailler en équipe et à persévérer dans nos projets ».

« Près d’ici, il y a une rue très importante portant le nom d’une personne qui a fait beaucoup de bien aux autres…, le Pasteur Martin Luther King… Il a rêvé que beaucoup d’enfants, beaucoup de personnes puissent avoir les mêmes chances. Il a rêvé que beaucoup d’enfants comme vous aient accès à l’éducation… Il faut continuer de rêver et de cueillir les opportunités qui permettent, y compris aux adultes, de ne pas perdre espoir dans un monde meilleur… Un des rêves de vos parents, de vos éducateurs est que vous puissiez grandir dans la joie. Il est toujours bon de voir un enfant sourire. Ici, on vous voit souriants, continuez à être ainsi et aidez à communiquer la joie à toutes les personnes autour de vous. Chers enfants, vous avez le droit de rêver et je suis très heureux que vous puissiez trouver dans cette école, chez vos amis, chez vos enseignants cet appui nécessaire pour pouvoir le faire. Là où il y a des rêves, là où il y a de la joie, il y a toujours Jésus. Car Jésus est joie et il veut nous aider pour que cette joie se maintienne tous les jours. Avant de m’en aller, je veux vous laisser un devoir à faire à la maison… C’est simple mais très important. N’oubliez pas de prier pour moi pour que je puisse partager avec beaucoup la joie de Jésus. Et priez aussi afin que beaucoup puissent connaître cette joie que vous avez. Que Dieu vous bénisse et que la Vierge vous protège ».